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Publié par Nouvelles Erotiques

"Notre voisin va mieux depuis quelques semaines, nous sommes rassurés, mais il se rétablit en maison de convalescence et d’après les médecins qui le suivent, son retour demandera du temps. 
Arnault, lui, est reparti depuis quelques jours et pour plusieurs semaines dans un lieu lointain dont je n’ai pas à connaître le nom.
Parfois, nous parvenons à nous contacter et chaque conversation est l’occasion de nous rapprocher et de parler de ce que nous avons vécu ces derniers mois.
Arnault sait à quel point parler du vieux Schuller, de ce qu’il me fait, obtient de moi et me conduit à faire, nous excite au plus haut point.
Il sait que Schuller et ses exigences me manquent terriblement mais notre voisin est toujours hospitalisé dans un centre spécialisé et de rééducation où toute visite est interdite et son retour n’est pas à l’ordre du jour.
Depuis la partie de poker, il me parle également de cette soirée et m’oblige à revenir sur cette expérience excitante. 
Je mesure que parler de ces expériences m’excite presqu’autant que de les vivre.
Bien sûr, chaque jour, lorsque cela est techniquement possible, Arnault reçoit des photos coquines de sa petite femme.
Bien sûr, il continue de me lancer des petits défis comme celui des poubelles qu’il aime particulièrement mais cela ne me suffit pas physiquement et il le comprend.
Il m’a promis de me lancer un défi « à la hauteur de mes capacités et de mes fantasmes débridés» a-t-il dit. 
Mon ventre s’est mis immédiatement à frémir et le lendemain matin, un samedi, j’ai trouvé un SMS : « Défi : Tu vas chez Albert pour le satisfaire. RDV 13h à15h. Bien sûr, tu y vas pour faire la petite chienne avec lui. Biz, coquine, tu me raconteras,! JTM» 
J’en aurai presque sauté de joie car je n’en pouvais plus de frustration. Il me fallait passer à l’action, d’une manière ou d’une autre. Alors effectivement, pourquoi pas la Boule puante ? Lui ou un autre, après tout !
A la fin de son message, Arnault m’avait indiqué l’adresse de son « copain ».
Pour aller faire la petite chienne chez celui qui allait donc faire de moi ce qu’il veut pendant deux heures, j’ai mis une petite robe noire assez courte, un ensemble de dessous noir et rouge hyper sexy, des bas gris fumés à couture, un porte-jarretelles et, surtout, un string minuscule. 
Pour parfaire ma tenue, j’ai choisi de porter une paire de hauts talons noirs à lanières, très fins, puis je me suis maquillée avec soin, comme pour une sortie en boîte. 
J’imaginais Arnault en train de siffler d’admiration en me voyant habillée comme ça, en salope sexy et dire: « La boule puante ne va pas s’ennuyer, quel veinard, ce gros, on lui livre une chaudasse à domicile. » 
Bon, moi, j’appréhendais la suite, car ce type est tellement vilain et j’ai même pensé, l’espace d’un instant : « Pourquoi le choisir lui, il n’a pas l’éducation ou l’imagination perverse d’un Schuller ? Seul son aspect de gros porc le rapproche de ce personnage incroyable.» 
J’avais l’adresse dans mon sac à main sur un bout de papier. 
J’ai calé mon GPS et j’y suis allée sans problème pour arriver devant un immeuble dégradé, un bâtiment lépreux des années soixante après la rocade nord, non loin d’une zone industrielle en friche envahie de caravanes.. 
En roulant, je pensais au dernier message d’Arnault : « Si une occasion de t’amuser se présente, n’hésite pas, tu me raconteras, c’est tout ! Je ne veux pas que tu t’ennuies un seul instant car je sais que nos séparations te pèsent.» 
En repensant à ce message, j’ai souri et remercié mon chéri, même si l’idée d’aller rejoindre ce mec qui me dégoûte, tant il est gros, sale et laid, ne m’enchantait guère, mais en même temps, paradoxalement, l’idée de me livrer à lui, de me soumettre à ses désirs, à ses envies de sexe, à ses fantasmes et aux miens aussi, m’excitait mentalement et je mouillais déjà mon string à imaginer ce qu’il allait pouvoir me faire, me demander de faire, de lui faire… 
Dans ces cas là, mon imagination déborde rapidement et puis, c’était de plus en plus clair en moi, j’étais devenue l’esclave de mes envies de sexe, de mes besoins physiques et de mes fantasmes d’exhibition et de soumission. 
Les petits jeux inventés par nous avaient bel et bien libéré la coquine en moi, la folle du cul, et même « la petite chienne » ou la salope. 
J’ai garé ma voiture sur le parking de l’immeuble et heureusement, j’avais pris soin de mettre mon imper de demi-saison, un imperméable beige passe partout. 
Il faisait un peu frais et, en plus, le style « pute » ici, ça peut être carrément dangereux. 
« On » a néanmoins regardé passer l’élégante inconnue. « On », c’est à dire des femmes de tous âges, marquées par la vie, mal fringuées, souvent clope au bec, des gosses qui couraient partout, des mecs douteux, voûtés, des ados, des piliers de cages d’escaliers… 
La vraie misère sociale, celle qu’on cache derrière les rocades des grandes villes dans des cités dortoirs qui ont succédé aux bidonvilles me sautait à la figure. 
J’ai relu le bout de papier : « 7ème étage gauche. » et j’ai pris l’ascenseur en même temps qu’un petit vieux tout maigre à l’air triste et au dos voûté qui revenait de promener son petit chien, un petit chien blanc et noir. 
Le hall de l’immeuble était crade et sentait la pisse de chat. 
Le vieux m’a regardée et je lui ai souri tant il me faisait pitié. Il en a eu l’air surpris ; on ne doit pas souvent lui sourire ou lui dire bonjour ici. 
Sans savoir vraiment ce qui m’a pris de faire ça, peut-être le dernier message d’Arnault, je l’ai interpellé d’une voix volontairement douce: « Vous habitez ici, monsieur ? Vous vivez seul ? » 
Il a levé la tête pour répondre: « Euh ! Oui ! » 
« A quel étage ? » 
Il a débité : « Au 6ème, deuxième porte à droite. » 
Je lui ai souri et je me suis lancée: « Voilà ! Là, j’ai un truc important à faire, mais si vous avez un café à m’offrir, je passe chez vous juste après. Ca vous dit ? » 
En fait, j’avais déjà envie de profiter de l’offre d’Arnault, de faire une BA, comme disait ma grand-mère. J’avais ressenti une envie subite de faire plaisir à quelqu’un, à ce vieil homme qui m’avait émue en donnant un peu de moi, en donnant, pour être plus précise, un peu de plaisir à ce petit vieux anonyme et qui aurait pu le rester. 
Il est sorti de l’ascenseur et son œil brillait déjà à l’idée de me revoir et de me recevoir chez lui, tout à l’heure ; il vivait déjà une journée différente des autres. J’avais déjà atteint mon objectif ; j’avais éclairé son regard.
La porte métallique s’est refermée sur lui et, à l’étage suivant, je suis sortie pour rejoindre la porte de l’appartement d’Albert.
J’ai soupiré et frissonné tant le couloir sombre puait le graillon, l’aérosol, le tabac, la pisse de chat, d’autres odeurs aussi : un sulfureux cocktail en apéritif et quant au plat de résistance, je savais ce qui m’attendait.
J’ai sonné. Il a ouvert de suite, comme s’il avait attendu derrière la porte. 
J’ai ressenti une espèce de frisson en le voyant ; plus qu’un frisson en fait car une puissante lame de fond m’a secoué les entrailles. 
Albert alias « la Boule puante » était face à moi : plus petit, trop gros, tout sourire, la bouche ouverte sur ses chicots jaunes de tabac, une vision épouvantable. 
Ses gros verres opaques révélaient des yeux globuleux, trop clairs, délavés. Il portait une salopette de travail bleue et une chemise à carreaux pardessus un marcel douteux et je voyais le poil qui recouvrait son cou, sa barbe rase et drue.
Ce type, en fait, est une caricature, avec du poil partout, dans les narines, sur le nez, dans les oreilles, de gros sourcils en broussaille et sur le crâne, boule rougie au soleil, le cheveu rare et collé par la sueur. 
« Bonjour, je peux entrer ? » 
Il transpirait abondamment, le stress ? 
« Euh ! Ben oui, j’vous attendais ! Ouais ! Il m’a appelé hier pour m’dire ! Bon, j’viens juste de rentrer du boulot, moi ! Allez au salon, je m’en vais m’ laver les mains et m’passer un coup de gant pour m’rafraîchir un coup! Attendez-moi là, j’en ai pas pour bien longtemps !» 
Note de la narratrice et de l’auteur. « Albert s’exprime avec grossièreté, mange la moitié des mots et semble les chuinter comme le font les gens édentés. Nous allons essayer de retranscrire sa façon de s’exprimer mais le son de sa voix manquera. Pourtant, ça vaut le détour ! Tenez, dit Lisa pour vous aider : imaginez les « DESCHIENS » mais en pire ! »
Je suis allée dans son salon et j’ai regardé où je mettais les pieds puis j’ai levé les yeux pour faire le tour de cette pièce : des papiers peints jaunes de tabac et aux motifs parfaitement démodés, un tapis crasseux, un canapé marron à demi effondré, une table basse en bois verni maculée de taches et de brûlures de cigarettes, un cendrier plein à côté du fauteuil en skaï imitation plastique et un plaid à carreaux jeté dessus, en vrac. 
Au sol, des traces de pas, de la poussière, des revues et des bouquins pornos éparpillés, froissés, souillés, des canettes vides, un vieux programme télé, une serpillière. 
Mon cœur battait à toute vitesse. « Dans quel guêpier me suis-je encore fourrée ? », me suis-je demandé. 
Une vieille télé, un buffet et une table à manger en formica sur lequel j’ai posé mon sac à main complétaient le mobilier.
Cet appartement sale sentait la misère et en plus, des odeurs entêtantes de tabac, de renfermé, de bière et de vin l’envahissaient. 
L’intérieur d’un homme seul et qui se laisse complètement aller. « Et pourtant, il travaille celui-là et avec un salaire correct, à ce que je sais. » 
Je me suis installée comme j’ai pu sur le bord du canapé après avoir retiré mon imper que j’ai soigneusement posé sur le dossier d’une chaise qui m’a semblé à peu près propre. 
J’ai même vérifié dans quel état était le coussin du canapé avant de m’asseoir. Je ne voulais surtout pas salir la belle robe que mon chéri m’a offerte pour notre dernière sortie au resto. 
J’ai croisé mes jambes, j’avais froid et mes mains et mes pieds étaient glacés. « L’appréhension ? » 
J’ai frissonné et regardé un peu les cadres accrochés aux murs : des trucs hideux, des photos punaisées aux murs et même une page centrale de play-boy derrière le fauteuil avec une playmate au sexe ouvert. 
« Albert est un véritable esthète, un homme de goût ! » me suis-je dit. « Le frère jumeau de « Gros Dégueulasse »? » 
J’ai failli rire en repensant à cette BD et je me suis dit que j’attendais maintenant de voir son slip pour me faire une idée plus précise de cette ressemblance et, tout en pensant à ça, je mesurais clairement que le côté glauque, sordide de certaines situations peut constituer en moi un puissant facteur d’excitation. 
En tout cas, Arnault l’a bien compris, puisqu’en l’absence de Schuller, il m’envoie explorer cette piste chez ce gros mec hideux.
J’ai entendu la Boule puante tousser, se racler la gorge avec application et cracher, puis elle est revenue dans le salon. 
Albert s’était aspergé d’eau de Cologne et vaguement coiffé. 
Il s’est avancé vers moi. Je suis restée assise ; son apparence était vraiment repoussante. Schuller, lui, a une certaine forme d’élégance si on peut dire, ne serait-ce que par sa façon de parler. 
Albert, c’est autre chose ! Ca dépasse l’entendement.
« C’est gentil d’être passée m’voir. » 
Il me fixait à travers ses hublots, avec une espèce de sourire, lèvre supérieure retroussée, qui révélait ses chicots. 
« Vous êtes belle et pis votre rob’ est super. » 
Il essayait d’être aimable, à sa manière. 
J’ai répondu à ce compliment: « Vraiment ? Je suis heureuse qu’elle vous plaise ! » 
Il dansait d’un pied sur l’autre : « Vous voulez peut et’ boire que’que chose ? Une bière ? Un café ? » 
« Un verre d’eau bien fraîche, si vous avez, ce sera parfait ; il fait un peu chaud, vous ne trouvez pas ? » 
Il est devenu écarlate : « Oui, z’avez raison, fait chaud, j’vous rapporte ça tout d’suite. » 
Il est parti dans la cuisine et de mon côté, j’ai ajusté le tissu de ma robe sur ma cuisse. 
Il fallait que j’assure avec Albert. Je devais relever le défi du jour. Après tout, je l’avais suscité et je ne voulais pas décevoir mon chéri.
Il est revenu de la cuisine avec un verre d’eau et une bouteille de bière pour lui. 
Il m’a tendu le verre et, en le prenant, j’ai effleuré sa main, du bout des doigts sans le faire exprès. 
Il me regardait d’un air bovin, ses gros yeux en soucoupe. Il n’en revenait pas d’avoir chez lui, à disposition une fille plus belle que celle à poil sur la photo punaisée au mur.
Pour savourer mon verre d’eau, j’ai pointé le petit bout de ma langue sur le rebord du verre. Cela fait généralement un effet immédiat sur le mec qui voit ça. 
J’ai vu ça dans un film et l’effet érotique de ce geste m’a bien plu. 
En plus, je tenais le verre de la main droite et mon index gauche en lissait doucement le côté, en cercles lents et volontairement sensuels. 
Albert était fasciné par ces petits gestes évocateurs. 
Toujours debout devant moi, il a bu une longue gorgée de bière, au goulot. 
Je l’ai interpellé d’une voix douce et volontairement chaude : « Vous ne vous asseyez pas ?» 
Il a sursauté un peu et a semblé se réveiller : « Euh ! Bah, oui ! A côté d’vous ?» 
Je lui ai souri en hochant la tête. Il est venu s’asseoir à ma droite en s’affalant sur le canapé et je me suis un peu tournée vers lui. Ses grosses mains tremblaient. 
« Vous êtes content de me voir? Arnault m’a demandé de passer, il veut même que je vienne vous voir de temps en temps, si vous voulez, si cela vous fait plaisir, bien sûr !» 
Il a hoché la tête. « Ah, ouais ? Alors, c’est bien, ça! » 
Il m’a tendu un papier et un stylo bille mâchouillé: « Tiens, marquez-moi votre n° d’téléphone ! On sait jamais, si un jour j’peux pas, rapport au boulot. » 
Il mangeait la moitié de chaque mot en parlant et il n’avait pas du tout l’accent d’ici mais plutôt celui d’un gars du nord. 
Je me suis exécutée d’une main peu assurée pendant que la sienne, posée sur le coussin du canapé, se rapprochait de moi, en douce, millimètre par millimètre. 
Il n’osait pas y aller franchement, alors même qu’il savait pertinemment que j’étais venue chez lui pour me baiser avec lui, comme il dit. 
J’ai reposé le morceau papier et le stylo sur la petite table. Entretemps, sa grosse main était arrivée tout contre ma cuisse : une main épaisse aux doigts boursouflés et rouges avec des ongles rongés et néanmoins noirs de crasse. 
A la regarder, je ressentais une espèce de fourmillement bizarre, un peu comme si elle me touchait déjà et cette vision épouvantable m’a fait frissonner car ces doigts aux ongles crasseux allait bientôt me toucher intimement et me pénétrer. 
Je le fixais des yeux tout en me disant : « S’il ne pige pas, c’est qu’il est vraiment con, celui-là ! Il va se décider ou bien ? On ne va tout de même pas y passer la journée ; je veux en terminer le plus vite possible, moi ! » 
J’avais vraiment hâte d’en finir avec lui et de passer à autre chose. 
Sa main a effleuré le tissu de ma petite robe. « Z’êtes belle ! » 
Je lui ai souri : « Vous savez pourquoi Arnault m’a demandé de passer vous voir, n’est-ce pas ? » 
Il a hoché la tête. « Ouais, y m’a dit ! »
Il s’est senti soulagé par ma question puisqu’il a immédiatement ajouté : « Bon, alors comme ça, vous allez me sucer, c’est ça ? » 
J’ai croisé son regard. « Oui, si c’est ce que vous voulez?» 
Au moins, il ne m’intimide pas celui-là, rien à voir avec Schuller qui me terrorise au plus haut point. C’est cela qui est vraiment excitant, en fait avec notre voisin.
Albert est gros, vulgaire et sale, bien sûr, mais c’est tout. Il lui manque tout le reste, c'est-à-dire l’essentiel à mes yeux, une espèce de force intérieure et d’ascendant psychologique.
Sa grosse main s’est enfin posée sur ma cuisse et je me suis installée un peu plus au fond du canapé moi aussi, mon cœur s’est mis à battre plus fort et j’ai soupiré. 
Il fallait maintenant que je le laisse faire. 
Il a parlé tout en promenant sa grosse patte sur ma robe.
«Ouais, j’aime bien ça, m’faire sucer et … » Il a hésité avant de poursuivre : « … pis, j’veux jouir dans vot’ bouche aussi! » 
Sa main avait entrepris de remonter le tissu de ma robe en le faisant glisser lentement sur mes cuisses. 
J’ai enfoncé le clou, au point où j’en étais.
«Et vous voudrez que j’avale, c’est ça ? » 
« Ouais, j’aime bien.» 
Sa grosse main poilue était remontée vers ma poitrine et essayait d’ouvrir le haut de ma robe. J’ai ressenti un nouveau frisson. Le gros reluquait mon soutien gorge en se penchant vers moi. 
Je le laissais faire et ma main s’était posée sur sa cuisse, sur le lourd tissu de coton, pour l’encourager. 
Il m’a interpellée : « Pouvez r’tirer vot’ robe ? C’est possible ?» 
En fait, il prononce « rob’ ou Possib’ » 
Transcrire sa façon de parler est plus que difficile mais je vais faire de mon mieux.
Il fallait jouer le jeu.
« S vous voulez ? » 
« Ben ouais ! J’veux voir vos dessous, moi ; y sont beaux et pis faut bien vous dessaper, pas vrai !?» 
Je me suis levée après avoir approuvé en hochant la tête puis j’ai fait tomber ma robe avant de me pencher pour la ramasser.
J’ai posé ma robe aussi soigneusement que possible sur le dossier du canapé et je me suis retournée, mains relevées derrière la nuque dans une pose de fille de magazine. 
« Mes dessous vous plaisent ? » 
Il avait les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte sur ses chicots. 
J’ai pris quelques poses et, à sa demande, je suis ensuite venue m’asseoir sur ses genoux en frissonnant d’appréhension. 
« Il ne sent vraiment pas bon, quelle horreur ! », me suis-je dit.
Son bras gauche a entouré ma taille tandis que sa main droite tripotait déjà fiévreusement ma poitrine par-dessus la dentelle des bonnets. 
J’ai croisé son regard ; ses gros yeux brillaient. Albert transpirait et sa bouche était ouverte sur ses chicots et une langue chargée. J’ai préféré fermer les yeux. 
Je me suis rappelée que je l’avais déjà sucé et que profitant de ma comédie du sommeil, il m’avait baisée sur mon lit, bien à fond. 
J’ai frémi tant ces souvenirs glauques m’ont excité.
Il essayait sans succès de dégrafer mon soutien gorge et ses gros doigts me labouraient la peau.
Je l’ai finalement fait pour qu’il puisse jouer tranquillement avec mes seins offerts. Mon soutien-gorge a rejoint ma robe.
Il a pris une gorgée de bière, a reposé la petite bouteille à ses pieds, puis a entrepris de me téter le sein ; le contact glacé de ses lèvres et de sa langue m’a fait gémir et m’a donné une idée pour la suite. 
C’était très bon ça. 
« Z’aimez ça? »
J’ai gémi à nouveau car il avait recommencé à le faire. 
« Oui, c’est bon ! » 
Il a insisté tandis que sa main calleuse se faufilait entre mes cuisses. 
Une main épaisse et poilue aux ongles noircis de crasse et de cambouis s’est insérée dans mon entrejambe. J’ai de nouveau fermé les yeux. 
« Ouvrez un peu plus vos guibolles, ma main passe pas. » 
J’ai fait ce qu’il me demandait. 
« Et puis ça, t’aimes ou pas ? » 
Sa main s’était posée sur ma vulve par dessus le tissu et appréciait la douceur du tissu. 
Il m’avait tutoyée. 
« Oui, ça aussi! » 
« Alors ? Comme ça, maintenant, j’peux te tutoyer ? » 
Sa main explorait mon entrejambe. 
« Si vous voulez, Albert ! » 
Il a vidé sa bouteille de bière puis m’a sucé et tété le sein, me tirant de nouveaux petits gémissements. 
En même temps, il promenait le goulot de la bouteille sur mes bas, mes genoux, ma peau dénudée, la dentelle de mon string. 
« Ecarte ta culotte, ma poule ! J’ai idée qu’tu vas aimer ce que je vas! » 
Les attouchements poisseux de ce gros type commençaient à me faire de l’effet, malgré moi, malgré le sentiment de répulsion qu’il m’inspirait et qui m’habitait, malgré son odeur épouvantable, et mon corps réagissait. 
J’ai ouvert mes jambes un peu plus avant d’écarter le fond de mon string pour le laisser faire et je savais bien où il voulait en venir, le gros. 
« Après tout, me suis-je dit, pourquoi pas, ça peut être très excitant ce truc ? » 
Il me suçait le sein et l’ai rejeté ma tête en arrière tellement sous cette lourde succion à la bière et j’ai senti qu’il me caressait la fente, doucement, avec le goulot de la bouteille. 
Le contact du verre sur mes muqueuses était très doux et une sensation troublante et délicieusement érotique a pris possession de moi. 
« A renouveler et pas seulement avec lui ! », me suis-je dit.
Il a ouvert un peu ma fente en immisçant le goulot entre mes lèvres puis a tenté de pousser la bouteille en moi. 
J’ai gémi et d’instinct, j’ai avancé et basculé mon bassin vers l’avant pour éviter d’avoir mal et le petit goulot de la bouteille est entré en moi, juste un peu. 
« Alors ! Regarde, ça te plaît, ce truc là ? Hein, pas vrai ?» 
Il me regardait en faisant tourner doucement la bouteille insérée en moi et en l’enfonçant un peu plus à chaque fois. 
« Alors ? Tu veux que j’continue ou pas? » 
« Je ne sais pas. » 
« Tu aimes ça qu’on te fourre ça dans la chatte, ou pas ?!» 
Il a appuyé un peu plus fort et le goulot est entré en moi plus profondément.
« Oui, mais faites doucement, s’il vous plaît ! » 
« Alors, je continue encore un peu et pis près t’iras à la cuisine pour m’chercher une autre p’tite bière ! Je vais te mettre c‘te bouteille là aussi, pisque t’aimes ça! Hein ? On va en profiter, pas vrai ?» 
Il ne dit pas puisque mais « pisque » et sa façon de parler, de manger les mots contribue à « assurer l’ambiance » si j’ose dire. 
Dans mon imagination, je devenais, comme dans une BD de gare, une jeune et jolie bourgeoise soumise à un répugnant personnage, un rustre, une espèce de demeuré lubrique et sournois qui en fait son jouet.
Il a encore enfoncé la petite bouteille, puis il a fait des va et vient assez lents jusqu’à me faire gémir tandis qu’il me suçotait le bout du sein. 
« T’aimes ça hein? » 
Il a retiré la bouteille. 
« Vas m’chercher une autre, et pis non, deux, et ouvre les, j’ai trop soif, moi! » 
Je me suis levée et suis allée dans la cuisine pour ramener les deux bouteilles de bière. 
J’avais bien chaud maintenant ; ces petits jeux m’avaient bien excitée, tant mieux. Cela allait m’aider à ce que cette séance soit plus facile, moins pénible. 
Je suis revenue vers lui avec les deux bières. 
Il me regardait marcher vers lui, les yeux brillants derrière ses hublots opaques: 
« Tiens ! Bois un coup et pis donne moi l’autre, et pis, vire ta culotte, j’veux voir ta moule. Met-toi donc d’sus l’canapé, sur l’dos, moi j’vais aller m’dessaper et pisser un coup, rapport à la bière. » 
Il a cligné de l’œil comme il l’aurait fait avec un copain de chantier. Il n’a aucune honte, aucune retenue, aucune gêne, aucune pudeur.
J’avais soif alors j’ai bu une gorgée de bière puis j’ai retiré mon string avant de m’allonger sur le canapé, jambes écartées et relevées en position d’offrande tant j’avais envie de vivre ce qui allait suivre car cette séance de tripotage commençait à m’exciter physiquement et mentalement de manière parfaitement inattendue, presqu’incroyable. 
« Avec ses airs de gros connard et sa vue basse, il sait y faire celui-là ! », ai-je pensé, en m’installant de mon mieux sur son canapé douteux. 
J’ai entendu le bruit de la chasse d’eau et quelques instants plus tard, le gros père malodorant est revenu dans le salon. Il ne portait plus que son marcel humide de transpiration et ses chaussettes trouées. 
J’ai pu voir son gros ventre tendu d’alcoolo, un bide proéminent, blafard, poilu, et, en dessous, une toison grise et abondante et ses parties génitales qui pendaient lamentablement entre ses cuisses en forme de jambons. 
Cette vision dantesque m’a fait frissonner mais le côté glauque et sordide de la situation me plaisait.Il se tenait la bite d’une main et la branlait doucement. 
« Bon, c’est pas tout, à nous maintenant ! » 
Il est venu vers moi, face à moi, et a bu sa bière d’un trait en me regardant. Il a retenu un rot et s’est penché pour bien voir ma moule, comme il dit. 
Il puait la bière à cinq pas, c’était insupportable.
« Carte moi ça que j’vois bien! Ouais, comme ça, c’est ça! Là, j’vois tout bien ! Putain, c’est bon ça ! Ca t’plait, hein, de m’montrer ça! Hein ? J’le vois bien moi! J’suis pas con ! Allez ! Tourne toi et fous toi à « quat pat’ » ! J’veux voir ton trou du cul maintenant! Allez !» 
Je me suis retournée et mise comme il le souhaitait : « Comme cela ? » 
« Ouais, comme ça, mais creuse l’dos mieux qu’ça. T’vas aimer, tu vas voir ! » 
Il a claqué ma fesse puis j’ai senti son gros doigt qui venait fouiner dans ma fente. Il a ensuite introduit la bouteille de tout à l’heure, doucement mais plus à fond, en la vrillant lentement en moi. 
Il veillait à ne pas me faire mal, c’est déjà ça. C’était même bon. J’en ai gémi. 
« Ah ! Tu vois ! Qu’est ce que j’te disais ! T’en veux une autre ma poule ? Je suis sûr que oui, moi ! » 
Il a enfoncé un doigt en moi, dans mon petit trou, en marmonnant : « Euh là, , c’est serré ! Faut mettre un peu d’mouille pour faire passer l’goulot. » 
Il a craché sur mon anneau, m’a enfoncé cette glaire avec son gros doigt puis il a sucé le goulot de sa bouteille avant de le poser sur ma rondelle. 
J’ai gémi en imaginant la bouteille qui venait vers moi, puis en moi. 
« Ah, tu vois qu’t’en veux, pas vrai ? » 
Il a poussé un peu plus et je me suis ouverte, lentement, pour accepter le goulot de la deuxième bouteille puis un peu plus, au fur et à mesure qu’il enfonçait son jouet improvisé. 
Il a ensuite utilisé les deux bouteilles, le temps qu’il a voulu, les faisant tourner en moi, aller et venir, les faisant ressortir pour pouvoir les enfoncer à nouveau et cela devenait physiquement intenable. 
Je gémissais et mordais mon avant bras pour ne pas crier ; je ne voulais pas faire ça devant lui.
« T’aimes ça, hein ! Avoue-le, ma poule qu’t’aime ça, l’coup d’la bouteille dans l’cul ! » 
J’ai hoché la tête.
Il a continué encore et encore ; je n’en pouvais plus. 
« Va falloir des godes pour l’prochain coup? Ca te dis ? » 
Je n’ai pas répondu.
« Et pis, j’vas acheter aussi des bouteilles mais plus grosses ! Ca va t’plaire ma poule ! Tu verras l’effet que ça fait. » 
Sa façon de parler, incroyablement vulgaire, avec les mots avalés et prononcés de sa voix chuintante m’excitait particulièrement. 
Le répugnant personnage, le rustre, l’espèce de demeuré lubrique et sournois me soumettait à ses désirs et je mesurais là le violent pouvoir d’une situation sordide et des mots, d’un discours érotique vulgaire sur mon imaginaire.
Il a continué ainsi jusqu’à me faire jouir et griffer le tissu pourri de son canapé mais je n’ai pas crié, je suis parvenue à me contrôler. 
« Eh, ben dis donc, tu n’fais pas semblant toi ! Comme baiseuse, t’es une bonne ! Y a pas ! Allez viens m’sucer. » 
Il s’est levé et s’est affalé sur son fauteuil, jambes bien écartées et je suis venue devant lui, à genoux, pour le sucer et pomper sa queue. 
J’étais ébahie, sous le coup de la surprise, car il m’avait bien fait jouir celui-là avec ses airs de gros abruti. 
J’étais encore étonnée de mes réactions purement physiques, mais je suis venue le sucer de mon mieux, malgré les odeurs qu’il dégageait et le goût violent de son sexe épais et trop poilu. 
Le coup de la petite gorgée de bière en bouche m’a bien aidé à évacuer ce problème d’odeurs et de goût et lui a beaucoup plu. 
« Ah ! C’est bon ça, continue et suce moi bien l’ casque ! Voilà, faut l’polir, çui là ! Comme ça, ouais, lèche bien qu’j’vois ta langue passer sur l’bout d’ma bite, voilà, comme ça ! Suces moi l’bout du nœud et r’garde moi quand tu fais ça. ! T’as une sacrée bouche d’ pompeuse de nœud, toi ! C’est bon ça ! Lèche-moi les couilles ! Voilà, comme ça, lèche encore, et branle-moi la tige, doucement ! Comme ça, c’est bien ! T’aime ça, sucer, hein, pas vrai ? Hein t’aime bouffer une bite ?» 
« Oui, c’est vrai ! » 
« Alors, dis-moi, tu r’viens m’voir quand est-ce ? » 
J’ai relevé la tête pour répondre : « Je ne sais pas, il faut demander à Arnault.» 
« OK, j’vais lui d’mander ça ! Bon, suce-moi encore, je vais larguer dans ta bouche ! Tu vas avaler mon jus? » 
J’ai relevé la tête : « Oui, je vais avaler tout! » 
Il a souri. « Dis donc, tu serais pas une p’tite salope, toi, dès fois? » 
J’ai continué à le sucer et à le branler jusqu’à ce qu’il éjacule dans ma bouche en gémissant. Il a eu le corps secoué de spasmes et ses jambes en tressautaient. J’ai quand même continué à sucer son gland pour « bien avaler tout », comme il disait. 
Quand j’ai fini, je l’ai laissé se reprendre un peu puis je suis allée me rhabiller dans la salle de bain. Je transpirais tant l’épreuve avait été rude, excitante aussi.
Pas nickel cette pièce, mais ça, je m’y attendais et puis j’ai fait de mon mieux avec ma petite trousse de toilette et, surtout, je me suis bien lavée la bouche. Ensuite, j’ai utilisé un spray désinfectant parfumé à la menthe.
Albert était toujours affalé sur le fauteuil quand je suis revenue et il dormait en ronflant comme une forge. 
Je suis sortie, j’ai soigneusement refermé la porte et suis allée au 6ème étage pour aller faire ma BA.

BA du jour:
Je suis descendue par l’escalier et j’ai sonné à la porte du petit vieux ; son petit chien a aboyé. 
A travers la porte, j’ai entendu une voix: « Tais-toi donc, Voyou ! T’emmerde le monde à aboyer tout l’temps comme ça ! » 
Il a ouvert la porte. Le petit chien sautait, tournoyait en l’air et me faisait fête. Il tournait en sautillant partout dans l’entrée. 
« Arrête ton cirque, Voyou, va au panier ! » 
Le chien est allé dans son panier. 
« Alors, vous avez un café à m’offrir ? Je peux entrer ?» 
Le petit vieux avait l’œil plus vif. « Euh oui, mais du « Nes », ça vous va ? » 
« Oui, parfait, je peux poser mes affaires ici ? » 
Je désignais une sorte de desserte dans l’entrée. Je lui ai fait mon plus beau sourire.
« Oui, comme vous voulez ! Là, c’est bien ! En plus, je n’ai pas de portemanteaux, alors. Ca m’sert à rien !» 
Mon parfum envahissait l’atmosphère. 
Il m’a dirigée vers son salon. Un intérieur plutôt propre mais parfaitement démodé, un mobilier disparate, des tableaux avec des faisans, des chiens. J’avais à faire à un chasseur sans doute. 
Il m’a fait asseoir sur son canapé : un machin des années soixante-dix en skaï avec une espèce de fourrure rouge sur les coussins et il est parti préparer le café.
Quand il est revenu, il s’est assis timidement à côté de moi et m’a donné mon café : un breuvage épais au goût ignoble. 
Bien trop épais, trop fort, trop de sucre aussi. J’ai posé ma tasse au bout de deux gorgées, bues par pure politesse. 
Je l’ai regardé en me tournant vers lui. « Voilà, je n’ai pas beaucoup de temps aujourd’hui alors je vais juste vous demander de m’écouter et de me laisser faire. Je vais vous sucer, j’en ai très envie, et la prochaine fois, on aura un peu plus de temps et ce sera meilleur, si vous le voulez, si vous voulez que je revienne vous voir, bien sûr! Ca vous va ? Vous aimez qu’on vous fasse ça ! » 
Il a hoché la tête pour répondre. Il était muet : la surprise ? 
J’avais le feu vert, alors j’ai retiré sa casquette et l’ai posée sur la petite table puis je suis venue me mettre à genoux devant lui. 
« Allongez vous un peu plus ! Voilà, comme ça et laissez-moi faire, détendez vous. » 
Depuis son panier, le petit chien me regardait faire, l’air un peu inquiet et les oreilles dressés. 
J’ai déboutonné le pantalon et ouvert la boucle de la ceinture. J’ai tiré le pantalon vers le bas, doucement. Mon petit vieux portait un caleçon de coton avec une braguette ouverte, qui laissait échapper sa toison pubienne et une odeur tenace. Je n’ai pas de chance, mes vieux amants ne sont pas des adeptes de la salle de bain.
« Je vais baisser un peu votre caleçon, ce sera plus facile pour moi ! » 
Il m’a laissé faire et je l’ai bien sucé même si sa petite bite était un peu trop molle à mon goût. 
Il a joui dans ma bouche, assez vite, en couinant et en frissonnant de tous ses membres. 
J’ai reçu et avalé une petite quantité de sperme liquide puis j’ai essuyé mes lèvres avec un kleenex avant de boire une gorgée de son épouvantable café pour tout faire passer. 
Je me suis relevée en lui disant : « A bientôt ! Monsieur ? » 
« CHALOT, Edmond CHALOT! »
« A bientôt, monsieur CHALOT! » 
J’ai refermé la porte derrière moi et suis retournée à l’appartement pour me reposer un peu et puis je voulais contacter Arnault pour lui raconter mes aventures. 
J’y suis parvenue deux heures plus tard. 
Il avait terminé sa journée ; nous avons parlé, je lui ai raconté tout ce que j’avais fait puis, par caméras interposées, nous avons fait l’amour. 
« Eh ben, dis donc ! Finalement, ça t’a bien plu d’aller chez Albert. Tu ne t’es pas ennuyée. Je savais bien que ça allait te plaire de faire ça avec lui. Il m’a téléphoné tout à l’heure pour me demander quand tu retournes chez lui. On verra ça mais déjà tu as droit à une récompense : tu peux retourner autant que tu veux chez Edmond et son petit chien. » 
Il rigolait. Il avait l’air heureux et je l’étais autant que lui.
Je l’ai embrassé et la caméra s’est éteinte."

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