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Publié par Secret de Dame

La première période du New Burlesque est la fin du XIXe siècle, qui voit naître les spectacles légers des cabarets de Paris devenus depuis mondialement célèbres, comme les Folies Bergère, le Moulin Rouge ou le Chat noir. C'est à ce moment que ce genre particulier de spectacles s'exporte aux États-Unis sous le nom originel de burlesque. Des tournées de spectacles plus particulièrement destinés à un public adulte sont emmener par des articles itinérants. Les girl-shows, dans lesquels les artistes se dévoilent plus ou moins sont également créés à ce moment là.

Dans les années 1990, des groupes d'artistes recréent l'ambiance des spectacles originels. La troupe du Velvet Hammer relance l'effeuillage burlesque sous la direction artistique de Michelle Carr. La photographe Katharina Bosse décide alors de s'immerger dans ce nouveau courant érotico-artistique et le fait découvrir en Europe grâce à un ouvrage homonyme, New Burlesque. Parmi les principales artistes qui émergent durant cette période peuvent-être citées Catherine D'lish, Julie Atlas Muz, Miss Dirty Martini, Michelle L'amour, Immodesty Blaize, Mimi Le Meaux, ou dans un autre style Dita von Teese.

Cette médiatisation donne naissance, en 2001, à un festival de striptease burlesque réunissant plus de 200 artistes en San Francisco, Californie, le Tease-O-Rama. Dès la première édition, plus de 3000 spectateurs viennent assister aux spectacles proposés. De son côté, l'exposition de Katharina Bosse est accueillie à Paris, preuve de la valeur artistique accordée au mouvement de par le monde tandis que se multiplient les cabarets offrant des spectacles new burlesque.

L'équipe du film Tournée de Mathieu Amalric (en costume bleu) lors de la montée des marches du Festival de Cannes 2010. Source : Wikipédia.org, le new burlesque

En France :

La troupe de néo burlesque Kisses Cause Trouble voit le jour à Paris en 2004. Le Hangar à bananes à Nantes est également un haut-lieu du new burlesque où Kitty Hartl, la programmatrice du Lieu unique, présente des spectacles depuis 2004 après les avoir découverts aux États-Unis. Du 22 au 25 octobre 2009 a lieu la première édition du Paris Burlesque Festival : exposition de photographies de Katharina Bosse, piano bar, « Cinématographe », Piccolo Peep Shows, Cabaret Interlope, Revue de Paris, Nuit Fatale.

Une grande revue qui met e navant le new burlesque est concue par Gentry de Paris en 2009. Non seulement elle l'écrit et la concoit mais elle la danse au Casino de Paris avec Dita Von Teese. Selon Le Figaro, elle est la pionnière d'un genre « classique (...), classe et glamour burlesque[9] ». Elle est aussi la fondatrice de la première école de burlesque classique à Paris.

Le succès critique et public, avec plus de 500 000 entrées en France, du film Tournée de Mathieu Amalric en 2010, qui remporte également le Prix de la mise en scène lors du Festival de Cannes et s'est vu nommé dans sept catégories pour les Césars du cinéma 2011, a participé également à la médiatisation et à la reconnaissance en France de cette forme de cabaret politique.

Le new Burlesque détourne l'image de la femme fatale, des pin up, des poupées de chair, des stars des années 50 dont les signes de la féminité sont exacerbées pour satisfaire les fantasmes masculins.

 

 

 

 

 

Ces photos sont extraites de l'article-1965-1 Cabaret New Burlesque site froggydelilght.com

 

 

 

 

Elle distribue ses faux colliers de fleurs aux messieurs des premiers rangs qui ne se font pas prier avant d'entamer un strip tease lascif basé sur des déhanchement particulièrement suggestifs.

Elle sait nous faire languir et le public est en liesse quand elle fait virevolter les pompons collés sur ses tétons.

Mais ça va vite et déjà elle disparaît…

 

Après les colonies, voici venue l'époque du saloon pour Kitten on the Keys qui vient présenter Jasmine Vegas.

Petite robe stricte, un collant rouge et des chaussures de drag queen éant la seule fantaisie, elle salue sobrement le public avant de prendre son accordéon pour chanter "Cannabis", un des meiller morceau de son album Time récemment paru .

Sur un air de ballade irlandaise, sa voix éthérée et puissante captive l'auditoire. Accompagnée du seul son de l'accordéon, cet instrument qui s'est se faire plaintif, son chant résonne dans la salle. Un pur moment de bonheur.

Mais, tel un Janus, la face de performeuse de Jasmine Vegas n'est jamais très loin. Elle nous remercie en nous appelant "ses petits poussins", lève les bras comme le stars pour aussitôt les abaisser constatant qu'elle a "raté son rasage" et c'est parti !

C'est parti avec "Comme un citron pressé" pour un poème érotico-fruitier qui la conduit à traverser la salle en se collant aux mâles présents dans l'assistance et en poussant des râles suggestifs ..jusqu'à la jouissance finale "C'est toute ma personne qui melonne, qui abricote, kiwi !"

Le temps pour elle de regagner la scène et Kitten on the Keys revienten Marie Antoinette de bordel pour faire parler non pas son mouton mais sa petite pussy.

Encore un moment particulièrement réussi avant qu'elle annonce, un peu émue, un des must de New Burlesque, la prestation de Miss Exotic World 2004, Miss Dirty Martini.

Tout le monde applaudit mais retient son souffle.

Et l'entrée de Dirty Martini est à la hauteur de ses attentes.

Dirty Martini, the famous, quasiment perchée sur des échasses, arbore une tenue extravagante, robe léopard sur fond de vinyl rose, boa de plumes et fume cigarettes qui met en valeur une plastique plutôt opulente.

Entre Mae West et Divine, buste menu et croupe rebondie, coiffure en choucroute platinée, elle est sûre d'elle et nous fait le grand jeu. Personne n'ose même émettre un son.

 


On a droit à un numéro impérial dans lequel la dame fait preuve d'une maîtrise, d'un sens du show, d'une sensualité et d'une souplesse extraordinaires.

Et là où la dame est imbattable c'est sur le tournoiement des ponpons mammaires.

A l'unisson ou pas, à l'unité, elle nous fait le grand jeu et ça fonctionne même couchée et toujours en ryhtme !

Et les applaudissements sont à la hauteur de la performance !

 

Kitten on the Keys revient pour un morceau de bravoure : chanter "Poney girl" après s'être assise sur une touer Eiffel miniature pour la garder au chaud !

Ce n'est peut être pas le comble du bon goût mais ça amuse bien quand même !

Toujours au piano, elle accompagne ensuite Jasmine Vegas, en perruque rousse et robe en paillettes vertes pour une version tout à fait customisée de "La vie en rose" qui déchaîne l'hilarité.

Jasmine Vegas déchaînée en chanteuse hyper réaliste en gants en latex nous offre un bien réjouissant moment. Encore un mythe qui tombe en poussière !

La dernière prestation sera celle de Kitten DeVille.

Avec Kitten De Ville, nous partons pour le glamour le plus torride, celui de Marylin.

Tous les signes iconographiques sont bien présets : longs gants de satin, fourreau pailleté, boucles platines, sourire rouge baiser et truc en plumes pour un numéro époustouflant.

Le déshabillage de la belle aura lieu dans les règles de l'art en commençant par les gants, doigt par doigt, main par main.

De la belle ouvrage pour un moment fantasmatique.

Pour le salut, toutes sont venues sur scène, avec Jasmine Vegas qui a adopté elle aussi une tenue légère.

Dommage vous auriez dû venir !

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