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HISTOIRE DE LA LINGERIE

C'est l'histoire de l'homme et de la femme. La lingerie cachet et révèle. Elle couvre le corps et laisse découvert le petit endroit qui réveillera la sensualité. Elle fait tourner la tête des hommes depuis des siècles. La lingerie est l'objet sensuel et féminin par excellence ! Les hommes en raffolent, autant que les femmes, qui s'en servent comme outil de séduction…

 


L'Antiquité
Dans l’Antiquité les femmes grecques utilisaient une bande appelée apodesme qu’elles entouraient autour de leur buste pour soutenir leur poitrine. Cette bande fut reprise par les femmes romaines sous le nom de strophium.
L’apodesme et le strophium correspondent davantage à l’ancêtre du soutien-gorge plus qu’à celui du corset car ce ne sont que des bandes fines de tissu qui soutiennent la poitrine et ne la compressent pas.


L'époque Médiévale

On peut émettre l’idée que les prémices du corset, du moins d’un vêtement mettant en valeur les formes, en les moulant, sont apparus à la fin du XIIème siècle et le début du XIIIème siècle. L’époque Gothique met en avant les vêtements ajustés, on voit l’apparition du bliaud. Certains historiens du costume le voient comme l’ancêtre direct du corset. Il s’agissait d’une robe lacée devant ou dans le dos qui descendait jusqu’aux pieds et bridait la poitrine. La mode de l’époque se focalisait davantage sur le ventre qui représentait la maternité. Le Moyen-âge a sexualisé le costume, il allonge la robe pour que la femme paraisse plus fine, et il accentue la région du ventre qui caractérise à cette époque la femme.
Qu’il se nomme bliaud, cotte ou surcot ces vêtements sont munis de lacets qui ont pour but de maintenir la poitrine tout en révélant les formes naturelles de la féminité.
De plus les femmes à cette époque ajoutaient une ceinture large qu’elles portaient très haut pour remonter leur poitrine et ainsi augmenter la faveur de leur charme. L’utilisation de cette large ceinture prouve que le surcot ou bliaud ne compressait pas le corps de la femme au Moyen- âge, il galbait leurs formes.


A partir du XVIème siècle il en va tout autrement, les seins des femmes sont toujours mis en avant mais cette fois avec des habits de dessous qui se rigidifient sous l’influence espagnole avec l’apparition à la cours de François Ier, de la basquine et de la vertugade. La vertugade connue plus tard sous le nom de vertugadin est tout simplement l’ancêtre de la crinoline. Elle servait à donner à la robe une ampleur plus importante à l’aide de panier. Le bas du corps ressemblait à un cône inversé.
La basquine quant à elle marque un tournant décisif dans le costume féminin puisque c’est le début de l’emploi de matériau rigide pour empêcher le corps de la femme de se développer naturellement. En effet ce corsage se serrait fortement sur le buste, par des lacets placés au dos, pour amincir graduellement la taille de la femme, ce qui donnait à la silhouette une forme d’entonnoir. Pour parvenir à une plus grande minceur, on a eu l’idée d’y incorporer sur le devant une lamelle de bois appelé coche. C’est la première fois que la femme est ainsi enserrée dans son vêtement et même déformée puisqu’on exagère les formes naturelles de son corps pour créer de nouvelles lignes, on se trouve bien en face d’une transformation du corps qui sera continuellement recherchée dans la mode européenne.

Années 1900

Les femmes portent d'immenses chapeaux, des boléros à cascade de dentelle, des jupes en corolle et des corsages ornés de perles ou de franges.

La tournure devient une robe à traîne qui sera le symbole de la Belle Époque.

À la Belle Époque, c'est aussi la mode des moustaches et des barbes pour les hommes qui se doivent d'avoir un pli parfait, pour se faire ils dorment avec un fixe-moustache.

Les femmes se doivent d'avoir une silhouette en S grâce à un corset ou une guêpière visant à faire ressortir la poitrine et d'accentuer la cambrure. Les éventails sont en vogue. C'est l'apparition des premiers manteaux de fourrure, l'apogée du haut-de-forme, et des manches gigot pour les femmes.

Dès les années 1910, la silhouette féminine s'allonge de nouveau mais le bas des jupes s'entravent obligeant les femmes à faire de petits pas. Paul Poiret supprime le corset et simplifie le vêtement féminin.

L'hermine est le textile à la mode, elle se porte en étole, en manchons, en tour de cou ou même en bordure de la jupe ou du corsage.

C'est le retour de la jupe-culotte ou jupe-pantalon sous une autre forme que celle lancée par l'essor de la bicyclette, la culotte ressemble plus à un large pantalon de satin et descend désormais en bas des jambes avec une jupe drapée par dessus.

La mode est à la silhouette allongée et dans cet esprit le sac à main se porte en bandoulière sur l'épaule tombant jusqu'aux chevilles.

Le corset dit ligne normale fait son apparition.

En 1914, les perruques de couleurs sont de mise avec une tenue de soirée

Mais avec la Première Guerre mondiale, la société se métamorphose, les femmes doivent pouvoir bouger facilement, elles atténuent l'effet érotique de leurs attributs en dissimulant leur poitrine sous des bandeaux et vêtements amples. Finis les sous-vêtements trops étroits, les femmes respirent et s'affirment à travers leurs vêtements et sous-vêtements. La jupe se fait plus courte ; les culottes également, moins bouffantes ; les jambes se dévoilent, avec les bas et les porte-jarretelles.



Dès les années 30, apparaît la gaine. Composée d'une pièce de tissu qui recouvre une partie du ventre, les hanches et les cuisses, la gaine sert avant tout à maintenir et lisser les formes. On la porte sous de délicates combinaisons en soie. Dans les années 50, elle est remplacée par la guêpière ou basque, un deux-en-un bustier et porte-jarretelles. Le soutien-gorge qui jusque-là n'avait rencontré que peu d'adeptes, car trop écrasant, devient après la guerre le chouchou de ces dames. Elles qui ont travaillé durement dans les usines en l'absence des hommes, aspirent à être plus à l'aise. Les gaines sont progressivement délaissées les soutiens-gorge galbent fièrement les poitrines…

Pour la soirée, la silhouette féminine se définit encore par une taille de guêpe et une jupe ou une robe longue (au-dessous du genou).

En tenue de ville, les jupes vont progressivement remonter sur les jambes pour passer de dessous le genou au début de la décennie à la minijupe en fin de décennie (à partir de 1965), favorisant du même coup le port des collants. La première minijupe est en effet apparue en 1962 à Londres[2], créée par la styliste Mary Quant[3].

Les accessoires essentiels sont le chapeau en forme de toque, le bandeau ou le foulard dans les cheveux et les lunettes fantaisies voire futuristes. Les bijoux sont multicolores et en plastique.

Les bottes sont à la mode. Bouleversement radical à partir de 1965: le talon aiguille galbé cède la place au talon droit et carré (haut ou plat). Le bottier Durer innove dans la couleur des cuirs, lance la cuissarde et les sandales tressées main. La silhouette féminine devient géométrique (André Courrèges, Pierre Cardin), sans taille ni poitrine, et la coiffure courte et casquée (Mireille Mathieu à ses débuts).


Avec l'apparition dès nouvelles matières (nylon en 1936, Lycra en 1960…) et de technologies permettant les imprimés et fantaisies, les soutiens-gorge et la culotte deviennent des objets de séduction alliant confort et esthétisme. Le Strech, le satin, la soie, la résille, la mousseline… s'emparent du marché des sous-vêtements. De nouvelles formes également, les strings et tangas dans les années 90 qui se fondent sous les vêtements. La tendance est au couvert invisible…

C'est l'apparition de nouvelles matières dont le plastique.

Pierre Cardin crée des robes en plastique moulé et des justaucorps en résille de vinyle. Paco Rabanne crée une robe en métal.

C'est l'essor du tee-shirt imprimé et du pantalon qui se porte désormais en toutes circonstances, notamment le blue-jeans.

L'androgynie commence son apparition via les coiffures : femmes à cheveux court, hommes à cheveux long ; les femmes portent de plus en plus facilement des costumes d'homme.

Les manteaux sont amples, coupé en forme de robes ou de capes. Les pantalons ont des pattes d'éléphant.

Les chaussures sont des bottes ou sont à plate-forme. Les cuissardes lancées par les plus grands stylistes[4], au départ en vinyle[5], deviennent très vite à la mode.

Les impressions textiles s'inspirent de motifs orientaux ou des fourrures (panthère ou ocelot dans des couleurs fantaisistes bleu, rose, etc.). Les couleurs qualifiées de couleur soleil sont mises en avant pour les tenues de ville, mais le noir garde un côté sophistiqué et distingué favorisé pour les tenues de soirées.

L'essor des matières plastiques pour les accessoires (bijoux, ceinture, etc.) accentue cette tendance multicolore. matière plastique

Le sous-pull devient un basique, vu comme unisexe et non lié à une classe spécifique. Ce vêtement moulant, en particulier lorsqu'il est blanc, est alors un article standard de garde-robe, utilisé par les deux sexes pendant cette période.

Le brillant est très en vogue et s'exprime sur toute la décennie via des matières brillantes (satin, vinyl, etc.) ou par les paillettes présentent autant dans le vêtement que le maquillage. Cette tendance au brillant donnera naissance à la mode du strass en fin de décennie. Le maquillage évolue aussi des paillettes vers le nacre.

La silhouette de femme devient fuselée au milieu de la décennie et c'est le début des échancrures sur les cuisses pour les maillots de bain. Dès 1979, Thierry Mugler invente la silhouette des années 1980 : veste épaulée, jupe droite, escarpins fins.

 

Depuis quelques années, les tendances s'entremêlent et jouent au croisement des matières, des modes et des styles : les lacets se font érotiques, les petits nœuds romantiques, les fleurs candides… La petite culotte, longtemps réservée aux jeunes filles, redevient à la mode. Même les bonnes vieilles gaines de grand-mère ont fait peau neuve grâce à Bridget Jones ! Les boxers (haut des cuisses) et les shortys (entre la culotte et le boxer) ont fait une entrée en force sur les marchés. Confortables, invisibles… ils s'avèrent de sérieux concurrents au string, le côté sexy en moi quand même ! On voit également réapparaître plus sérieusement les corsets, guêpières et porte-jarretelles, compagnons des occasions particulières comme les mariages, les soirées romantiques… Et maintenant, ils se font si pratiques grâce pour les porte-jarretelles à leurs 6, 8, 10, 12, 14 jarretelles ou les bas jarretières, autofixants, qui tiennent tout seuls, qu'ils peuvent entrer dans le quotidien. Côté matière, le nylon continue d'avoir la côte ; il est l'atout glamour par excellence même si beaucoup lui préfèrent des matières plus confortable telles que le coton.
Entre atout séduction, minceur ou confort… la lingerie est décidément l'allier indispensable et polyvalent de la femme !

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